Un contenu très intéressant. Toutefois, il convient de souligner que, dans la chaîne de valeur de l’écosystème de la diplomatie économique du Sénégal, la place et le rôle du secteur privé local doivent être profondément repensés et redéfinis.
L’économie informelle, qui constitue une composante majeure de notre tissu économique et qui devrait naturellement être l’un des principaux relais permettant de mesurer l’impact réel des investissements sur les populations, continue d’être prise en charge à travers des stratégies largement dépassées et devenues inadaptées aux réalités actuelles. Le réceptacle économique demeure insuffisamment structuré et organisé, tandis que des institutions telles que l’APIX, l’ADEPME, l’ASEPEX et l’ANPT ne semblent pas toujours disposer de programmes d’activités suffisamment harmonisés et articulés autour d’une vision commune.
Il est pertinent de citer le Rwanda comme exemple. Mais il faut également reconnaître que l’une des premières étapes majeures de la transformation de son écosystème économique a été la mise en place d’une gouvernance fondée sur la transparence, la réduction de la corruption et la lutte contre le favoritisme. La diplomatie économique repose avant tout sur la qualité des hommes et des femmes qui la portent.
Nous avons besoin d’ambassadeurs qui aient une véritable proximité avec leurs concitoyens et comprennent les réalités économiques de leur pays ; de directeurs d’agences nationales qui soient avant tout des techniciens, des professionnels de terrain et des acteurs de transformation, plutôt que des théoriciens enfermés dans des bureaux opaques, avec des agendas essentiellement constitués d’audiences et de rencontres élitistes.
Le Rwanda s’est construit autour d’une forme de mobilisation collective des citoyens autour d’un idéal commun, avec une administration fortement digitalisée et une volonté affichée de traiter les citoyens sur un pied d’égalité. Ce n’est pas un système dans lequel il faut nécessairement connaître tel responsable ou tel ministre pour pouvoir accéder aux services et aux outils de l’administration.
Il est donc temps de sortir des discours séduisants mais souvent déconnectés des réalités du terrain et d’accepter que seule une refonte profonde de notre approche, fondée sur nos réalités et nos capacités endogènes, pourra nous permettre de sortir durablement de cette situation difficile.
Le Sénégal traverse une période de profondes difficultés qui perdurent notamment en raison d’un déficit de transformation de notre capital humain et institutionnel. Trop souvent, nous consacrons davantage d’énergie à commenter le contenu des livres qu’à traduire les connaissances en actions concrètes, en politiques efficaces et en résultats mesurables.
La véritable diplomatie économique ne peut donc pas être uniquement une affaire de discours, de rencontres ou de représentation. Elle doit être une démarche opérationnelle, portée par des compétences, une vision stratégique, une administration efficace et une volonté réelle de connecter les investissements aux besoins du secteur privé local et aux aspirations économiques des citoyens.
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Bro il y a 1 mois
Quand on se couche avec des chiens on se réveille avec des puces
1
Délol bagages yi il y a 1 semaine
Sonko Moniou togn ce kawkaw arriviste doit démissionner
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Commentaires (3)
L’économie informelle, qui constitue une composante majeure de notre tissu économique et qui devrait naturellement être l’un des principaux relais permettant de mesurer l’impact réel des investissements sur les populations, continue d’être prise en charge à travers des stratégies largement dépassées et devenues inadaptées aux réalités actuelles. Le réceptacle économique demeure insuffisamment structuré et organisé, tandis que des institutions telles que l’APIX, l’ADEPME, l’ASEPEX et l’ANPT ne semblent pas toujours disposer de programmes d’activités suffisamment harmonisés et articulés autour d’une vision commune.
Il est pertinent de citer le Rwanda comme exemple. Mais il faut également reconnaître que l’une des premières étapes majeures de la transformation de son écosystème économique a été la mise en place d’une gouvernance fondée sur la transparence, la réduction de la corruption et la lutte contre le favoritisme. La diplomatie économique repose avant tout sur la qualité des hommes et des femmes qui la portent.
Nous avons besoin d’ambassadeurs qui aient une véritable proximité avec leurs concitoyens et comprennent les réalités économiques de leur pays ; de directeurs d’agences nationales qui soient avant tout des techniciens, des professionnels de terrain et des acteurs de transformation, plutôt que des théoriciens enfermés dans des bureaux opaques, avec des agendas essentiellement constitués d’audiences et de rencontres élitistes.
Le Rwanda s’est construit autour d’une forme de mobilisation collective des citoyens autour d’un idéal commun, avec une administration fortement digitalisée et une volonté affichée de traiter les citoyens sur un pied d’égalité. Ce n’est pas un système dans lequel il faut nécessairement connaître tel responsable ou tel ministre pour pouvoir accéder aux services et aux outils de l’administration.
Il est donc temps de sortir des discours séduisants mais souvent déconnectés des réalités du terrain et d’accepter que seule une refonte profonde de notre approche, fondée sur nos réalités et nos capacités endogènes, pourra nous permettre de sortir durablement de cette situation difficile.
Le Sénégal traverse une période de profondes difficultés qui perdurent notamment en raison d’un déficit de transformation de notre capital humain et institutionnel. Trop souvent, nous consacrons davantage d’énergie à commenter le contenu des livres qu’à traduire les connaissances en actions concrètes, en politiques efficaces et en résultats mesurables.
La véritable diplomatie économique ne peut donc pas être uniquement une affaire de discours, de rencontres ou de représentation. Elle doit être une démarche opérationnelle, portée par des compétences, une vision stratégique, une administration efficace et une volonté réelle de connecter les investissements aux besoins du secteur privé local et aux aspirations économiques des citoyens.
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